La confusion de la passion dans le roman Adolphe de Benjamin Constant
The Confusion of Passion in the Novel Adolphe by Benjamin Constant
Iman Mohammed Ahmed Abu Alhassan1
1 Assistant prof. Shendi University- College of Arts- Department of French, Sudan.
Email: mimmmma2013@gmail.com
DOI: https://doi.org/10.53796/hnsj69/2
Identifiant de recherche scientifique arabe: https://arsri.org/10000/69/2
Volume (6) Numéro (9). Pages: 20 - 30
Reçu le: 2025-08-07 | Accepté le: 2025-08-15 | Publié le: 2025-09-01
Résumé: L'objectif de cet article, c'est d'étudier le sujet de la confusion de la passion dans le roman Adolphe de Benjamin Constant. Adolphe aime Ellénore d'une passion amoureuse, mais il est une personne timide et agitée. Donc l'article essaie de savoir: Est- ce que le trouble de la personne influence- t- il sur ses sentiments amoureux? Pour réaliser cette étude, nous avons adopté une méthode analytique. Nous avons parlé de la liaison amoureuse d'Adolphe et Ellénore, de l'ennui de la passion, du malheur de la passion, du raniment de la passion, de la souffrance de la passion et de la fin de la passion. Enfin, nous trouvons que la passion chez Adolphe est confuse à cause de son trouble car il résolut de rompre sa liaison amoureuse avec Ellénore.
Mots-clés: Désarroi de la passion, personne troublée, liaison amoureuse.
Abstract: The objective of this article is to study the subject of the confusion of passion in the novel Adolphe by Benjamin Constant. Adolphe loves Ellenore with a passion for love, but he is a shy and restless person. So the article tries to find out: Does the person's disorder influence his romantic feelings? To carry out this study, we adopted an analytical method. We talked about the love affair of Adolphe and Ellenore, the boredom of passion, the misfortune of passion, the rekindling of passion, the suffering of passion and the end of passion. Finally, we find that the passion in Adolphe is confused because of his disorder because he resolves to break his love affair with Ellenore.
Keywords: Disarray of passion, troubled person, love affair.
1-Introduction:
Le roman Adolphe est écrit en 1816 par Benjamin Constant. C’est un roman autobiographique. Il n’est pas un roman inventé, c’est la transposition de la vie sentimentale et morale déséquilibrée de Benjamin Constant lui-même. La vérité sur la psychologie romantique complexe, paradoxale de l’auteur.
Les objectifs:
A travers cet article, nous voulons savoir le sujet de la confusion de la passion dans le roman Adolphe de Benjamin Constant. De plus, nous voulons savoir si le trouble de la personne peut influencer sur ses sentiments.
La limitation:
L’article est limité sur le sujet de la confusion de la passion dans le roman Adolphe de Benjamin Constant.
Problématique:
Benjamin Constant, dans le roman Adolphe, aborde le sujet de la liaison amoureuse entre Adolphe et Ellénore. Adolphe est influencé par le caractère de son père, il devient timide comme lui, mais il est agité car il plus jeune. Alors nous voulons aborder le sujet de la confusion de la passion dans le roman Adolphe de Benjamin Constant pour répondre à la question: Est- ce que le trouble de la personne influence- t- il sur ses sentiments amoureux?
Les hypothèses:
Nous croyons que les sentiments, chez la personne agitée, ne sont pas toujours des véritables sentiments.
Méthodologie du travail:
Dans cet article, nous avons adopté une méthode analytique pour traiter le sujet de la confusion de la passion. Nous allons donner premièrement, une biographie de Benjamin Constant, un résumé du roman Adolphe. Ensuite, nous allons parler de la liaison amoureuse entre Adolphe et Ellénore, l’ennui d’Adolphe de cette passion, le malheur de la passion, le raniment d’Ellénore de la passion éteinte, la souffrance de la passion et la fin de cette passion.
2-La vie de Benjamin Constant:
Benjamin Constant de Rebecque est un homme politique et écrivain français né à Lausanne le 25 octobre 1767 dans une famille protestante. Il passe son enfance entre l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, pays dans lesquels il fait ses études.
En 1794, il rencontre Germaine de Staël avec qui il entretiendra une relation désastreuse. À cette époque, elle anime le Groupe de Coppet, un regroupement libéral, anti- napoléonien et romantique. Républicain, Benjamin Constant fait ses débuts en politique dès 1795 lorsqu’il débarque à Paris avec Mme de Staël. Il soutient le Coup d’État du 18 fructidor an V, puis celui du 18 Brumaire du 9 novembre 1799 de Napoléon Bonaparte qui marque la fin du Directoire et de la Révolution française, et le début du Consulat. Il est nommé au Tribunat et malgré son soutien au coup d’état il s’oppose rapidement à la monarchisation du régime et apparait comme le chef de l’opposition libérale connue sous le nom des « Indépendants ».
Benjamin Constant rencontre Charlotte de Hardenberg avec qui il se marie en 1808, Mme de Staël ayant refusé sa demande. En 1814, il fait paraitre De l’esprit de conquête et d’usurpation dans leurs rapports avec la civilisation actuelle, hostile à Napoléon. Mais il se rallie néanmoins à Napoléon sous les Cent Jours. En 1815, il publie Principes de politique applicables à tous les gouvernements représentatifs, texte dans lequel il exprime sa théorie du régime parlementaire. Suite à la seconde abdication de Napoléon le 7 juillet 1815, Constant se réfugie à Bruxelles, puis en Angleterre avant de revenir à Paris où il publie Adolphe en 1816 qui reçoit un succès énorme lors des lectures dans les salons littéraires.
Benjamin Constant est l’auteur d’essais dans lesquels il pose des questions politiques ou religieuses avec De la force du gouvernement actuel de la France et de la nécessité de s’y rallier publié en 1796 et De la religion considérée dans sa source, ses formes et son développement, mais également de romans psychologiques où il évoque le sentiment amoureux comme Le Cahier rouge écrit en 1807. Il décède de maladie le 8 décembre 1830 et est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise.
3-Extrait du roman Adolphe:
Adolphe est un jeune bourgeois qui ne se sent pas très à l’aise avec la société, qu’il juge stupide et insipide. Chez le comte de P***, il tombe amoureux d’Ellénore, une Polonaise de dix ans son aînée et maîtresse fidèle du comte. Au début, elle ne l’approche pas, de peur de perdre la position honorable, mais, elle finit par accepter une liaison. Leur relation est pourtant pleine de contraintes. Cette pression constante créée des tensions entre les amants. Ellénore finit par quitter la protection du comte tandis qu’Adolphe part rejoindre son père. Elle le rejoint après quelques mois et ils vont s’établir à Caden. Le père subvient à leurs besoins, tout en désapprouvant l’attitude de son fils. Le père d’Ellénore meurt et les amants partent tous deux en Pologne pour toucher l’héritage. La vie là-bas ennuie profondément Adolphe, qui finit par se lasser du pays et découvre que son amour pour Ellénore a passé. Il aimerait partir, mais hésite et reviens toujours auprès d’elle, bien que cette situation le rende extrêmement malheureux. Il résolut de partir et sa résolution cause la maladie d’Ellénore. Déchiré par un grand sentiment de culpabilité, il reste auprès d’elle jusqu’à sa mort.
4-Le besoin de la passion:
L’ami d’Adolphe cherche à plaire à l’une des femmes, après de longs efforts, il parvient à se faire aimer, donc il est content. Adolphe, voyant le contentement de son ami, regrette de n’en avoir pas essayé. Il veut faire une liaison avec une femme pour flatter son amour-propre: «Un nouvel avenir parut se dévoiler à mes yeux, un nouveau besoin se fit sentir au fond de mon cœur. Il y avait dans ce besoin beaucoup de vanité, sans doute; mais il n’y avait pas uniquement de la vanité, il y en avait peut-être moins que je ne le croyais moi-même» (B. Constant, 1977, p 31-32). Alors Adolphe commence à chercher cet amour: «Tourmenté d’une émotion vague, je veux être aimé, me disais-je, et je regardais autour de moi: je ne voyais personne qui m’inspirât de l’amour» (B. Constant, op. cit, p 33).
5-La recherche de la passion:
Adolphe va chez le comte de P***, l’homme dont la famille est alliée à la sienne. Là, il voit la femme de ce comte, c’est Ellénore, une polonaise célèbre par sa beauté. Adolphe regarde beaucoup cette femme, il croit que c’est son amour perdu. Il commence à l’aimer: «Offerte à mes regards dans un moment où mon cœur avait besoin d’amour, ma vanité de succès, Ellénore me parut une conquête digne de moi» (Ibid. p 35).
Adolphe veut attirer l’attention d’Ellénore. Le dessein de plaire à Ellénore, met dans ma vie un nouvel intérêt et anime mon existence d’une manière inusitée. Il attribue à son charme cet effet presque magique: «J’en aurais joui plus complètement encore sans l’engagement que j’avais pris envers mon amour-propre. Cet amour-propre était en tiers entre Ellénore et moi» (Ibid. p 36). Alors Adolphe croit qu’il est obligé de marcher au plus vite vers le but qu’il s’est proposé. Il veut parler à Ellénore, mais il a peur, il hésite, il dit: «Il me tardait d’avoir parlé, car il me semblait que je n’avais qu’à parler pour réussir. Je ne croyais point aimer Ellénore; mate déjà je n’aurais pu me résigner à ne pas lui plaire. Elle m’occupait sans cesse : je formais mille projets; j’inventais mille moyens de conquête, avec cette fatuité sans expérience qui se croit sûre du succès parce qu’elle n’a rien essayé» (Ibid. p 36-37). La timidité empêche Adolphe de parler à Ellénore. Il se croit qu’il est indigné contre lui-même: «Cette situation se prolongea. Chaque jour je fixais le lendemain comme l’époque invariable d’une déclaration positive, et chaque lendemain s’écoulait comme la teille. Ma timidité me quittait dès que je m’éloignais d’Ellénore; je reprenais alors mes plans habiles et mes profondes combinaisons: mais à peine me retrouvais-je auprès d’elle, que je me sentais de nouveau tremblant et troublé» (Ibid. p 37). Adolphe trouve une difficulté à commencer de parler à Ellénore de son amour car il est troublé.
6-La passion retrouvée:
Adolphe, à cause de sa timidité, décide d’écrire à Ellénore, car il ne trouve pas le courage de parler avec elle: «Les combats que j’avais livrés longtemps à mon propre caractère, l’impatience que j’éprouvais de n’avoir pu le surmonter, mon incertitude sur le succès de ma tentative, jetèrent dans ma lettre une agitation qui ressemblait fort à l’amour. Échauffé d’ailleurs que j’étais par mon propre style, je ressentais, en finissant d’écrire, un peu de la passion que j’avais cherché à exprimer avec toute la force possible» (Ibid. p 38).
Adolphe va chez Ellénore. Il la voit, c’est la première rencontre après qu’il lui montre son amour. Le mari d’Ellénore présente Adolphe à Ellénore: «Je vous présente, lui dit-il en riant, l’un des hommes que votre départ inattendu a le plus étonnés» (Ibid. p 41). Le comte ne sait pas ce qui s’est passé entre sa femme et Adolphe. À la première entrevue d’Adolphe et Ellénore, Adolphe est très content. Il veut qu’Ellénore entend ses paroles, il lui dit: «Je ne viens point réclamer contre la sentence que vous avez prononcée; je ne viens point rétracter un aveu qui a pu vous offenser, je le voudrais en vain. Cet amour que vous repoussez est indestructible: l’effort même que je fais dans ce moment pour vous parler avec un peu de calme est une preuve de la violence d’un sentiment qui vous blesse» (Ibid. p 43).
Adolphe accable Ellénore par des reproches et il craint qu’elle s’éloigne de lui: «Toujours timide, souvent irrité, je me plaignais, je m’emportais, j’accablais Ellénore de reproches. Plus d’une fois elle forma le projet de briser un lien qui ne répandait sur sa vie que de l’inquiétude et du trouble; plus d’une fois je l’apaisai par mes supplications, mes désaveux et mes pleurs» (Ibid. p 47). Adolphe informe Ellénore qu’il souffre beaucoup et qu’il est malheureux s’il est près d’elle ou loin d’elle et il ne supporte pas les heures qui les séparent. Il espère qu’il la rencontre depuis longtemps, car il croit qu’Ellénore est créée pour lui: «Et si je vous avais rencontrée plus tôt, vous auriez pu être à moi! J’aurais serré dans mes bras la seule créature que la nature ait formée pour mon cœur, pour ce cœur qui a tant souffert parce qu’il vous cherchait et qu’il ne vous a trouvé que trop tard! Lorsque enfin ces heures de délire sont passées, lorsque le moment arrive où je puis vous voir, je prends en tremblant la route de votre demeure» (Ibid. p 48). Adolphe voit qu’Ellénore n’a jusqu’ à maintenant aucune notion de ce sentiment passionné de cette existence perdue dans la sienne, il considère Ellénore comme une créature céleste. L’amour D’Adolphe tend du culte, et il a pour Ellénore d’autant plus de charme qu’elle craint sans cesse de se voir humiliée dans un sens opposé.
7-La passion partagée:
Ellénore devient amoureuse d’Adolphe et elle ne supporte pas son absence et elle souffre quand elle se sépare de lui: «Elle ne me laissait jamais la quitter sans essayer de me retenir. Lorsque je sortais, elle me demandait quand je reviendrais. Deux heures de séparation lui étaient insupportables. Elle fixait avec une précision inquiète l’instant de mon retour. J’y souscrivais avec joie, j’étais reconnaissant, j’étais heureux du sentiment qu’elle me témoignait» (Ibid. p 51-52). «Ellénore est prise d’une passion dévorante pour Adolphe, passion qu’il est bien incapable de partager, et qui va précipiter leurs vies à tous deux dans le chaos» (P. Croci, 2021, p 56).
Adolphe est satisfait de l’amour d’Ellénore. Il quitte tous les gens qu’il connait pour être libre à l’amour d’Ellénore: «J’étais forcé de précipiter toutes mes démarches, de rompre avec la plupart de mes relations. Je ne savais que répondre à mes connaissances lorsqu’on me proposait quelque partie que, dans une situation naturelle, je n’aurais point eu de motif pour refuser» (B. Constant, op. cit, p 52). Adolphe ne regrette point auprès d’Ellénore ces plaisirs de la vie sociale, pour lesquels il n’a jamais en beaucoup d’intérêt, mais il a voulu qu’elle lui permette d’y renoncer librement. Adolphe craint qu’il perde Ellénore car sa présence continuelle étonne les gens autour d’eux. Il tremble de l’idée de déranger son existence et il se sent qu’ils ne peuvent être unis pour toujours, et que c’est un devoir sacré pour lui de respecter son repos. Alors il lui donne des conseils pour être prudente: «Je lui donnais donc des conseils de prudence, tout en l’assurant de mon amour. Mais plus je lui donnais des conseils de ce genre, moins elle était disposée à m’écouter. En même temps je craignais horriblement de l’affliger» (Ibid. p 52-53). Malgré que l’existence d’Adolphe dans la vie d’Ellénore lui dérange un peu, mais Adolphe croit que s’il est éloigné d’Ellénore, celle- ci devient malheureuse et ce fait cause sa peine: «Lorsqu’en insistant sur la nécessité de m’éloigner pour quelques instants, j’étais parvenu à la quitter, l’image de la peine que je lui avais causée me suivait partout» (Ibid. p 53). Alors la séparation cause la peine des deux.
Adolphe croit que sa liaison avec Ellénore est différente de ses autres liaisons, car il croit que lui et Ellénore sont dans une parfaite égalité: «Elle éprouvait, je le crois, pour moi ce qu’elle n’avait éprouvé pour personne. Dans ses relations précédentes, son cœur avait été froissé par une dépendance pénible; elle était avec moi dans une parfaite aisance, parce que nous étions dans une parfaite égalité; elle s’était relevée à ses propres yeux par un amour pur de tout calcul, de tout intérêt; elle savait que j’étais bien sûr qu’elle ne m’aimait que pour moi-même» (Ibid). Ellénore craint le départ d’Adolphe pour son père, alors elle veut gagner tout le temps avec lui: «De manière ou d’autre, me dit-elle enfin, vous partirez bientôt; ne devançons pas ce moment; ne vous mettez pas en peine de moi. Gagnons des jours, gagnons des heures: des jours, des heures, c’est tout ce qu’il me faut. Je ne sais quel pressentiment me dit, Adolphe, que je mourrai dans vos bras» (Ibid. p 54).
Ellénore sacrifie sa famille et ses enfants à cause de son amour pour Adolphe. Celui- ci dit qu’il accepte le sacrifice d’Ellénore et il la remercie: «J’acceptai son sacrifice, je l’en remerciai; je lui dis que j’en étais heureux: je lui dis bien plus encore, je l’assurai que j’avais toujours désiré qu’une détermination irréparable me fît un devoir de ne jamais la quitter; j’attribuai mes indécisions à un sentiment de délicatesse qui me défendait de consentir à ce qui bouleversait sa situation» (Ibid. p 59). «Mais Adolphe a une conscience trop nette et trop vive des sacrifices qu’il doit consentir à la tyrannique passion d’Ellénore, de l’impossibilité de régulariser honorablement et convenablement leurs rapports» (P. Ousset et J. Vier, 1948, p 80). Adolphe déclare qu’il ne quitte jamais Ellénore car elle sacrifie son amour par sa famille et ses enfants. «Ellénore, dans Adolphe, cherche à paralyser Adolphe par le spectacle de sa douleur, cette dernière étant garantie par tout ce qu’elle a sacrifié». (J. Fortin, 2017, p 112). Adolphe veut consoler Ellénore car elle souffre à cause de la séparation de ses enfants et aussi du jugement de la société envers elle.
L’obstacle que rencontre l’amour d’Adolphe, c’est son père, car celui- ci n’est pas d’accord de la liaison de son fils avec Ellénore. Il voit que son fils est si jeune pour cette liaison, donc il lui parle du sujet d’Ellénore et son arrivée dans la ville. Son père lui dit qu’il lui laisse toujours une grande liberté et qu’il n’a jamais voulu savoir sur ses liaisons; mais il ne lui convient pas, à son âge, d’avoir une maitresse avouée et il lui avertit qu’il a pris des mesures pour que sa maitresse s’éloigne d’ici, mais Adolphe n’est pas d’accord avec son père, il lui dit: «Mon père, lui dis-je, Dieu m’est témoin que je n’ai point fait venir Ellénore. Dieu m’est témoin que je voudrais qu’elle fût heureuse, et que je consentirais à ce prix à ne jamais la revoir: mais prenez garde à ce que vous ferez; en croyant me séparer d’elle, vous pourriez bien m’y rattacher à jamais.» (B. Constant, op. cit, p 69). Adolphe dit à son père qu’il peut rattacher à jamais avec Ellénore, si son père essaie de l’éloigner d’Ellénore.
8-L’ennui de la passion:
Adolphe aime Ellénore, mais il sait que cet amour ne dure pas, alors il est inquiet pour l’avenir d’Ellénore, car celle- ci ne croit pas qu’Adolphe va se séparer d’elle un jour: «Je me reprochais l’ingratitude que je m’efforçais de lui cacher. Je m’affligeais quand elle paraissait douter d’un amour qui lui était si nécessaire; je ne m’affligeais pas moins quand elle semblait y croire. Je la sentais meilleure que moi; je me méprisais d’être indigne d’elle. C’est un affreux malheur de n’être pas aimé quand on aime; mais c’en est un bien grand d’être aimé avec passion quand on n’aime plus. Cette vie que je venais d’exposer pour Ellénore, je l’aurais mille fois donnée pour qu’elle fût heureuse sans moi» (Ibid. P 65). Adolphe blâme soi-même. «Adolphe a pris conscience qu’il ne l’aimait pas d’amour, seulement par habitude, pitié et reconnaissance pour les sacrifices qu’elle a faits pour lui, Il le lui avoue» (E. Constans, 1999, p151).
Adolphe, quand il va chez son père, pense à Ellénore, mais il voit que sa vie est mieux, car il est libre de faire ce qu’il veut: «Je comparais ma vie indépendante et tranquille à la vie de précipitation, de trouble et de tourment à laquelle sa passion me condamnait. Je me trouvais si bien d’être libre, d’aller, de venir, de sortir, de rentrer, sans que personne ne s’en occupât! Je me reposais, pour ainsi dire, dans l’indifférence des autres, de la fatigue de son amour» (B. Constant, op. cit, p 66). C’est-à-dire qu’Adolphe préfère la liberté et son amour avec Ellénore le fait perdre cette liberté.
Malgré qu’Ellénore sacrifie son amour en se séparant de sa famille, mais Adolphe décide de l’abandonner: «Celle- ci sacrifie tout à Adolphe, ses enfants, sa fortune, la considération dont elle jouissait en dépit d’une situation irrégulière. Mais Adolphe se détache d’elle à mesure que la passion d’Ellénore devient plus exigeante» (A. Lagarde et al, 1985, p 22). Alors Adolphe voit que lui et Ellénore sont les deux êtres les plus malheureux dans le monde, il dit: «Et ces deux êtres malheureux qui seuls se connaissaient sur la terre, qui seuls pouvaient se rendre justice, se comprendre et se consoler, semblaient deux ennemis irréconciliables, acharnés à se déchirer» (B. Constant, op. cit, p 68).
Nous trouvons que ce sont, la faiblesse, la peur de son père et le trouble, qui font Adolphe de décider de quitter Ellénore: «La faiblesse excessive d’Adolphe est inexcusable; mais la générosité qui s’y mêle, et qui en est le principe, le rend digne de pitié; il faut toujours accorder quelque estime à la générosité même mal appliquée, et aux grands sacrifices même faits mal à propos; le cœur qui en est capable a une noblesse et une élévation peu communes» (M. Peltier , 1916, p 91)
9-La passion malheureuse:
Ellénore et Adolphe se réfugient à Caden, petite ville de la Bohème. Là, Ellénore dit à Adolphe que le comte lui a écrit en disant qu’il a gagné son procès et qu’il veut lui offrir la moitié de sa fortune comme une récompense pour la reconnaissance des services qu’elle lui a rendus pendant leur liaison de dix années, mais à condition qu’elle quitte Adolphe car Adolphe est un ingrat et un perfide qui cause leur séparation, mais Ellénore refuse cette demande du comte: «Il m’était clair que nos liens devaient se rompre. Ils étaient douloureux pour moi, ils lui devenaient nuisibles; j’étais le seul obstacle à ce qu’elle retrouvât un état convenable et la considération, qui, dans le monde, suit tôt ou tard l’opulence; j’étais la seule barrière entre elle et ses enfants» (B. Constant, op. cit, p 75). Adolphe voit que c’est le moment de se séparer d’Ellénore, car il considère qu’il le seul obstacle entre elle et ses enfants.
Adolphe, en restant avec Ellénore, cause son malheur et quand il voit qu’Ellénore est contente, car il croit que sa liaison avec Ellénore cause son malheur: «De mon côté, quand Ellénore paraissait contente, je m’irritais de la voir jouir d’une situation qui me coûtait mon bonheur» (Ibid. p 79). Alors la liaison d’Adolphe et Ellénore cause le malheur des deux. Adolphe pense que s’il s’est éloigné d’Ellénore, car cette liaison est souffrante, peut-être Ellénore le suit: «Je me demandais souvent pourquoi je restais dans un état si pénible: je me répondais que, si je m’éloignais d’Ellénore, elle me suivrait, et que j’aurais provoqué un nouveau sacrifice. Je me dis enfin qu’il fallait la satisfaire une dernière fois, et qu’elle ne pourrait plus rien exiger quand je l’aurais replacée au milieu de sa famille» (Ibid. p 79-80).
Adolphe et Ellénore vivent ensemble, mais l’idée de les séparer les faite douloureux, trop faible parce qu’ils ne trouvent pas de bonheur à être unis. Adolphe se livre à ces émotions, pour se reposer de sa contrainte habituelle. Il veut donner à Ellénore des témoignages de tendresse qui la contente. Il reprend quelquefois avec elle le langage de l’amour, mais ces émotions et ce langage sont comme un arbre mort: «Mais ces émotions et ce langage ressemblaient à ces feuilles pâles et décolorées qui, par un reste de végétation funèbre, croissent languissamment sur les branches d’un arbre déraciné» (Ibid. p 81). Alors la passion entre Adolphe et Ellénore s’éteinte.
10-Le raniment de la passion:
Ellénore sait l’intention d’Adolphe de se séparer d’elle. Alors elle décide de changer la manière de sa vie pour réveiller la passion d’Adolphe qui s’éteint. «Adolphe a tout fait pour qu’Ellénore joignit sa vie à la sienne. Elle accepte. Il a cru l’aimer, il s’aperçoit qu’il s’est trompé, et ses efforts pour réveiller un sentiment éteint ne trompent pas celle qui s’est donnée à lui» (R. Canat, 1906, p 582). Ellénore résolut d’attirer chez elle les familles nobles qui résident dans son voisinage ou à Varsovie pour allumer la jalousie d’Adolphe: «Mais bientôt ce nouveau genre de vie devint pour moi la source d’une nouvelle perplexité. Perdu dans la foule qui environnait Ellénore, je m’aperçus que j’étais l’objet de l’étonnement et du blâme» (B. Constant, op. cit, p 97).
La situation entre Adolphe et Ellénore se complique. Elle devient douloureuse. Une singulière situation révolution s’opère tout à coup dans la conduite et les manières d’Ellénore: «Jusqu’à cette époque elle n’avait paru occupée que de moi; soudain je la vis recevoir et rechercher les hommages des hommes qui l’entouraient. Cette femme si réservée, si froide, si ombrageuse, sembla subitement changer de caractère.» (Ibid. p 98). Ellénore encouragent les sentiments et même les espérances d’une foule de jeunes gens dont les uns sont séduits par sa figure et dont quelques autres aspirent sérieusement à sa main, elle leur accorde de longs tête à tête, elle a avec eux ces formes douteuses, mais attrayantes, qui ne repoussent mollement que, pour retenir, parce qu’elles annoncent plutôt l’indécision que l’indifférence, et des retards que des refus. Alors Adolphe considère que cette conduite d’Ellénore, est pour ranimer son amour dormant: «Elle croyait ranimer mon amour en excitant ma jalousie; mais c’était agiter des cendres que rien ne pouvait réchauffer. Peut- être aussi se mêlait-il à ce calcul, sans qu’elle s’en rendît compte, quelque vanité de femme; elle était blessée de ma froideur, elle voulait se prouver à elle-même qu’elle avait encore des moyens de plaire» (Ibid). Adolphe croit qu’Ellénore veut exciter sa jalousie en lui montrant qu’elle peut avoir encore des moyens pour attirer les hommes. Ellénore se comporte ainsi pour répondre à la froideur d’Adolphe.
Le stratagème d’Ellénore est réussi. Adolphe change sa manière avec elle, car elle devient heureuse sans lui. Alors Adolphe devient plus doux avec elle: «Tremblant d’interrompre par quelque mouvement inconsidéré cette grande crise à laquelle j’attachais ma délivrance, je devins plus doux, je parus plus content. Ellénore prit ma douceur pour de la tendresse, mon espoir de la voir enfin heureuse sans moi pour le désir de la rendre heureuse. Elle s’applaudit de son stratagème. Quelquefois pourtant elle s’alarmait de ne me voir aucune inquiétude; elle me reprochait de ne mettre aucun obstacle à ces liaisons qui, en apparence, menaçaient de me l’enlever» (Ibid. p 99). Alors de nouveau Adolphe ramène Ellénore à lui, mais offensé de son silence, elle cherche une nouvelle coquetterie avec une espèce de fureur.
11-La passion souffrante:
Adolphe veut être libre de cette liaison souffrante. Il le peut avec l’approbation générale, il le doit peut-être, car la conduite d’Ellénore l’autorise à faire ça: «La conduite d’Ellénore m’y autorisait et semblait m’y contraindre. Mais ne savais-je pas que cette conduite était mon ouvrage? Ne savais-je pas qu’Ellénore, au fond de son cœur, n’avait pas cessé de m’aimer? Pouvais-je la punir des imprudences que je lui faisais commettre, et, froidement hypocrite, chercher un prétexte dans ces imprudences pour l’abandonner sans pitié?» (Ibid). Adolphe veut abandonner Ellénore, mais il veut premièrement s’assurer qu’Ellénore cesse de l’aimer, car il craint que la conduite d’Ellénore avec lui soit un résultant de ses comportements avec elle. Alors il cherche un prétexte pour l’abandonner sans pitié. «Ensuite chez Adolphe qui, en cherchant à la protéger, lui inflige des douleurs prolongées. S’il est incapable de la quitter, le mot «faiblesse» est pourtant un qualificatif beaucoup trop simpliste» (A. Fairlie, 1981, p 75).
La liaison entre Adolphe et Ellénore devient ombrageuse, le séjour d’Adolphe avec Ellénore montre un extrême attachement et son indifférence sur ses liens avec elle supprime cet attachement: «La société cependant m’observait avec surprise. Mon séjour chez Ellénore ne pouvait s’expliquer que par un extrême attachement pour elle, et mon indifférence sur les liens qu’elle semblait toujours prête à contracter démentait cet attachement» (B. Constant, op. cit, p 100). «Nous voudrions faire observer tout d’abord qu’il est possible de trouver des expressions analogues dans la description de l’état émotionnel d’Adolphe au commencement de sa passion pour Ellénore» (G. Rudler, 1925, p 46). Alors les rapports compliqués entre Ellénore et Adolphe résultent des amertumes et des fureurs. «En vérité, Adolphe et Ellénore, tâtonnant dans les ténèbres de la passion, agissent en inconscients» (F. Bérence, 1958, p 68). Leur vie ne fait qu’un perpétuel orage, l’intimité perdit tous ses charmes, et l’amour toute sa douceur, il n’y a plus même entre eux ces retours passagers qui semblent guérir pour quelques instants d’incurables blessures.
Adolphe voit Ellénore dans ses larmes, alors il renonce à ses décisions: «La vérité se fit jour de toutes parts, et j’empruntai, pour me faire entendre, les expressions les plus dures et les plus impitoyables. Je ne m’arrêtais que lorsque je voyais Ellénore dans les larmes, et ses larmes mêmes n’étaient qu’une lave brûlante qui, tombant goutte à goutte sur mon cœur, m’arrachait des cris, sans pouvoir m’arracher un désaveu» (B. Constant, op. cit, p 101). Alors ces faits et ces comportements font les malheurs d’Ellénore: «Adolphe, s’écriait-elle, vous ne savez pas le mal que vous faites; vous l’apprendrez un jour, vous l’apprendrez par moi, quand vous m’aurez précipitée dans la tombe». Malheureux! Lorsqu’elle parlait ainsi, que ne m’y suis-je jeté moi-même avant elle!» (Ibid). Ces paroles d’Adolphe nous montrent qu’Adolphe fait le malheur d’Ellénore et aussi de lui- même. «La passion oppressante de sa maîtresse l’a placé sans complaisance en face de lui- même et de l’image qu’il offrait aux autres» (E. Gonin, 1981, p 166). Adolphe est tourmenté par la pensée de sa séparation d’Ellénore, mais il ne peut pas dire cette idée à Ellénore: «Le secret que je renfermais dans mon sein me rendait triste, mais ma tristesse n’avait rien de violent. L’incertitude sur l’époque de la séparation que j’avais voulue me servait à en écarter l’idée» (B. Constant, op. cit, p 110).
Ce sont les pensées d’Adolphe concernant son amour avec Ellénore: «Ce n’était pas les regrets de l’amour, c’était un sentiment plus sombre et plus triste; l’amour s’identifie tellement à l’objet aimé que dans son désespoir même il y a quelque charme. Il lutte contre la réalité, contre la destinée; l’ardeur de son désir le trompe sur ses forces, et l’exalte au milieu de sa douleur. La mienne était morne et solitaire; je n’espérais point mourir avec Ellénore; j’allais vivre sans elle dans ce désert du monde, que j’avais souhaité tant de fois de traverser indépendant. J’avais brisé l’être qui m’aimait; j’avais brisé ce cœur, compagnon du mien, qui avait persisté à se dévouer à moi, dans sa tendresse infatigable; déjà l’isolement m’atteignait» (Ibid. p 115). Alors avec ses paroles, Adolphe avoue qu’il cause la souffrance de la personne qu’il l’aime.
12-La fin de la passion:
Après qu’Ellénore s’est assurée de l’intention d’Adolphe de se séparer d’elle, elle tombe malade d’une fièvre: «Quel fut mon étonnement, lorsqu’on me dit que depuis douze heures elle avait une fièvre ardente, qu’un médecin que ses gens avaient fait appeler déclarait sa vie en danger, et qu’elle avait défendu impérieusement que l’on m’avertît ou qu’on me laissât pénétrer jusqu’à elle!» (B. Constant, op. cit, p 110). La cause de la maladie d’Ellénore, c’est Adolphe, pour cela, elle l’empêche de la visiter de de la voir, car Ellénore sait qu’Adolphe a une intention de la quitter. Adolphe insiste de voir Ellénore, et finalement Ellénore permet à Adolphe de la voir. Ellénore demande à Adolphe de rester quelques jours avec elle car elle a besoin de lui, malgré qu’elle sait sa résolution: «Adolphe, je vous remercie de vos efforts: ils m’ont fait du bien, d’autant plus de bien qu’ils ne vous coûteront, je l’espère, aucun sacrifice; mais, je vous en conjure, ne parlons plus de l’avenir… Ne vous reprochez rien, quoi qu’il arrive. Vous avez été bon pour moi. J’ai voulu ce qui n’était pas possible. L’amour était toute ma vie: il ne pouvait être la vôtre. Soignez-moi maintenant quelques jours encore» (Ibid. p 113). Alors Ellénore est habituée à l’amour et aux soins d’Adolphe.
. Ellénore passe ses derniers moments avec Adolphe, elle meurt dans bras: «Elle céda enfin à l’acharnement de la nature ennemie; ses membres s’affaissèrent, elle sembla reprendre quelque connaissance: elle me serra la main; elle voulut pleurer, il n’y avait plus de larmes; elle voulut parler, il n’y avait plus de voix: elle laissa tomber, comme résignée, sa tête sur le bras qui l’appuyait; sa respiration devint plus lente; quelques instants après elle n’était plus» (Ibid. p 118).
Adolphe, après la mort d’Ellénore, regrette la liberté et la dépendance qu’il manque à son cœur: «Tant de mouvement, cette activité de la vie vulgaire, tant de soins et d’agitations qui ne la regardaient plus, dissipèrent cette illusion que je prolongeais, cette illusion par laquelle je croyais encore exister avec Ellénore. Je sentis le dernier lien se rompre, et l’affreuse réalité se placer à jamais entre elle et moi. Combien elle me pesait, cette liberté que j’avais tant regrettée! Combien elle manquait à mon cœur, cette dépendance qui m’avait révolté souvent!» (Ibid). «Alors qu’Ellénore meurt de son amour, Adolphe réalise, trop tard, qu’il ne veut plus être libre» (X. Lardoux et I. Huppert, 2006, p 131). Alors Adolphe décide de quitter Ellénore pour être libre de sa passion et, après sa mort, il ne trouve pas cette liberté, ce qui nous montre le désarroi d’Adolphe de sa passion avec Ellénore. «Le héros s’éprend d’Ellénore par vanité. Lorsque la jeune femme a tout quitté- mari, enfants, fortune, considération- pour lui, Adolphe se détache d’elle et s’aperçoit qu’il n’éprouve plus rien. Mais quand son père l’oblige à rompre, le jeune homme se rebiffe et ne veut plus être séparé d’Ellénore. L’amour semble renaître. Pourtant, la reprise de l’existence commune le lasse à nouveau. Et quand la jeune femme meurt, nouveau retournement de situation: Adolphe est inconsolable» (M. Brix, 2001, p 187). Abry dit: «Il ne voit qu’un jeune homme, Adolphe, qui, après avoir désiré passionnément l’amour d’Ellénore, en est vite las quand il l’obtient. Il est partagé entre sa peur de son père, sa crainte d’une chaine, et sa pitié pour Ellénore que son abandon tuerait. Il ne peut ni l’aimer ni la quitter. Seule la mort d’Ellénore, épuisée par cette passion orageuse, est capable de dénouer une situation qui fait leur tourment à tous deux» (E. Abry et al, 1916, p 551). C’est-à- dire que l’état d’Adolphe, concernant sa passion avec Ellénore, n’est pas clair.
13-Conclusion:
En étudiant le sujet de la confusion de la passion dans le roman Adolphe de Benjamin Constant, nous trouvons qu’Adolphe sent qu’il a besoin d’une liaison amoureuse. Il cherche cette liaison, il la retrouve. Alors il supplie Ellénore, sa maîtresse, d’accepter son amour. Ellénore, hésitante longtemps, accepte son amour, mais Adolphe, après quelques temps, trouve que cette liaison l’enlève sa liberté et cause son malheur. Adolphe résolut de rompre cette liaison car elle cause sa souffrance, mais il a peur que cette décision cause le malheur d’Ellénore, car celle- ci sacrifie son amour en se séparant de ses enfants et sa fortune. Alors Adolphe décide de rester avec elle par devoir. Ellénore sait l’intention d’Adolphe, tombe malade et meurt.
Nous trouvons que les sentiments chez Adolphe sont troublés, car c’est lui qui demande à Ellénore d’accepter son amour et Ellénore, après qu’elle tombe amoureuse, sacrifie son amour, Adolphe décide de rompre sa liaison avec elle, car cette liaison le rend malheureuse. Ceux qui font le trouble d’Adolphe, ce sont la peur de son père et la faiblesse.
Nous pouvons dire que le désarroi de la passion chez Adolphe vient de son trouble, et son trouble coûte la vie de sa maîtresse. Donc le personnage d’Adolphe nous affirme que les sentiments amoureux de la personne troublée sont influencés par son comportement.
14-Bibliographie:
1-Abry, E et al, (1916), Histoire illustrée de la littérature française, précis méthodique, Didier.
2-Bérence, F, (1958), Grandeur spirituelle du XIXe siècle français, Tome 1, La Colombe.
3-Brix. M, (2001), Eros et littérature: le discours amoureux en France au XIXe siècle, Sterling, Va.
4-Brunel, P, (2004), Le chemin de mon âme: Roman et récit au XIXe siècle, de Chateaubriand à Proust, Klincksieck.
5-Canat, R, (1906), La littérature française par les textes, Librairie Classique Paul Delaplane
6-Castex, P, G et al, (1950), Manuel des études littéraires françaises: Tome 5-6, Hachette.
7-Constans, E, (1999), Le roman sentimental, Presses universitaires de Limoges.
8-Constant, B, (1977), Adolphe, Bookking International, Paris.
9-Croci, P, (2021) Adolphe, Paquet.
10-Fairlie, A, (1981), Imagination and Language; Collected Essays on Constant, Baudelaire, Nerval and Flaubert, Cambridge University Press.
11-Fortin, J, (2017), Camille Laurens, le kaléidoscope d’une écriture hantée, Presses Universitaires du Septentrion.
12-Gonin, E, (1981), Le point de vue d’Ellénore: une réécriture d’Adolphe, Librairie José Corti.
13-Lagarde, A, Michard, L, (1969), XIXe Siècle, Bordas, Paris.
14-Lagarde, A et al (1985), Collection littéraire Lagarde et Michard: XIXe siècle, Bordas, Paris.
15-Lardoux, X, Huppert, I, (2006), Le cinéma de Benoit Jacquot, Editions PC
16-Ousset, P, Vier, J, (1948), Recueil de pages françaises; XIXe siècle, Tome 1-2, Élites françaises.
17-Peltier, M, (1916), L’Ambigu, ou variétés littéraires et politiques, Tome 54, Schulze et Dean, Londres.
18- Rudler, G, (1925), The French Quarterly, Tome 7-8, University Press de Michigan.
19-Texier, E, (1853), Critiques et récits littéraires, M. Lévy.
15-Sitographie:
https://www.ladissertation.com/Littérature/Littérature/Adolphe-de-Benjamin-Constant-76365.htm, (le 11/05/2023).
https://www.ladissertation.com/Biographies/Biographies/Biographie-de-Benjamin-Cosntant-448362.html, (le 11/05/2023).